vendredi 31 octobre 2014

Nash : Guillotine, premier jet.






Bonsoir à tous.  Je vous présente le premier jet de mon prochain roman.  Il n'est pas définitif, Car je suis encore en phase de préparation.  Mais n'héisitez pas à me dire ce que vous en pensez.  Et... Joyeux halloween !  Muhahahaha













PROLOGUE




La lune lançait un regard froid sur la scène qui se déroulait en bas, près de ce champ de maïs. 

C’était une belle nuit d’automne, et le ciel était parsemé d’étoiles formant de jolies formes dans le ciel pourpre.  Mais John Pearce, 45 ans, fermier de son état n’y prêtait pas attention.  Il voulait finir le fauchage pour pouvoir commencer la récolte le lendemain.   «Demain se disait-il.  C’est encore loin, la nuit vient de tomber… »  Puis : « J’ai faim… je viens de manger et pourtant, j’ai toujours faim. »

Il frappait les épis avec sa fau.  Une longue fau au manche de bois, avec une poignée pour bien la prendre en main.  Il faisait des mouvements rappelant ceux d’un golfeur qui hésite à frapper dans la balle.  Et il suait.  À grosses gouttes, il suait.  On était fin septembre, et il faisait encore près de 20 degrés.  Il n’en revenait pas. 

John Pearce était marié à Marge Smith, une jolie petite blonde de 38 ans, professeur au collège d’Aurora, une petite ville située dans le Maine.  Lui qui était natif de Los Angeles, et qui rêvait de dépaysement, il était servi.  Et cette pensée le faisait sourire.

Son sourire se figea pourtant.  Il ne sentit rien.  Il ne vit rien venir.  Un collier rouge perla sur son cou, à hauteur de la carotide.  Et alors qu’il balayait toujours les épis de maïs avec sa fau, sa tête tomba de son corps et roula sur la terre humide.  Son corps balaya encore un instant alors que ses yeux, depuis sa tête décrochée de son cou regardaient tout rond, comme s’il se demandait ce qui se passait, s’exorbitaient et allaient de gauche à droite, le voyait s’effondrer.  Puis un voile s’installa sur les pupilles dilatée et bientôt les ténèbres l’enveloppèrent.

Le soleil se levait sur le chemin de terre qui menait vers le champ de maïs de John Pearce.  À la radio, on pouvait entendre le célèbre « Good Morning Aurora » de Grand Bell, animateur radio de la matinale qui criait ce slogan depuis près de vingt ans.  Mais la fille blonde, qui se trouvait côté passager de la Ford Charger coupa la radio, privant son coéquipier de la bonne humeur de son animateur préféré.

Il jeta un œil déconfit vers sa voisine qui lui fit un clin d’œil et détourna le regard vers l’horizon d’où le ciel oranger semblait fusionner avec le maïs et lui donnait un teint de citrouille.  Elle se dit « quelle beauté » mais surtout « quel dommage qu’il eut fallu un mort pour voir une telle beauté. »  Elle fut retirée de sa réflexion par la voix rauque de son équipier.

-         Pourquoi t’as coupé la radio ?  Ce type me donne le sourire tous les matins et tu lui coupe le sifflet.  Pourquoi tu fais ça ?
-         Oh la ferme, Brett.  Je suis ici que depuis deux jours et tu me gonfles déjà.  Merci Peter.  Merci du cadeau.

La jeune femme s’appelait Sunny Starr.  Elle débarquait de Los Angeles pour enquêter sur un meurtre similaire qui s’était produit deux jours auparavant.  Sunny était un Agent de Moffett  Field, spécialisé dans les crimes qui sortaient des sentiers battus.  Des crimes inexpliqués ou inexplicables comme celui de Théodore James Cooms, qui s’était retrouvé soulagé de sa tête dans un parc, près du lac un peu plus loin au nord.  Elle avait travaillé pour le FBI deux ans avant de se retrouver dans ce centre pour affaires inexpliquées.  Elle adorait son job.  Mais ses partenaires de fortunes pouvaient parfois lui taper sur les nerfs.

Brett Reed quant à lui, était du coin.  La trentaine, bien bâtit et la mâchoire carrée, il était un flic.  Un inspecteur de la police criminelle.  Il dépendait du sheriff du comté et n’avait plus eu de partenaire depuis près de cinq ans.  Son caractère peu sociable avait fait fuir tous ceux qui avaient fait équipe avec lui.  Sans exception.  Et Sunny Starr commençait à comprendre pourquoi.  Elle se tourna vers lui pour lui dire un mot gentil, lorsqu’il fit résonner sa voix rauque.
-         On arrive. (il sourit.  Il avait réussi à lui rendre l’appareil, à lui couper le sifflet.)

Sunny souffla d’un air soulagé.  Elle avait du mal à supporter ce grand dadet qui semblait sorti d’une boîte de poupée.  Elle passa la main dans son sac pour prendre sa plaque et secoua la tête.

La Charger verte s’arrêta à quelques mètres des rubans jaunes qui décrivaient le périmètre de la scène du crime.  Ils descendirent de voiture.  Ils montrèrent leur plaque respective à l’agent qui se trouvait devant les rubans, le saluèrent et il le leva pour les laisser passer.

Le légiste, une femme d’une trentaine d’années aux seins énormes et à la chevelure rousse, était déjà occupé de planter son outil dans le foie du malheureux pour vérifier la température et établir l’heure de la mort.  Elle se retourna vers les deux nouveaux arrivants, faisant balloter ses boîtes à lait.  Brett Reed sourit en pensant « elle va le faire tourner… ».  Le légiste, qui s’appelait Sabrina Carter, était de taille moyenne et faisait partie de Moffett Field.  Elle se releva et serra la main des deux agents.

-         L’heure de la mort remonte à environ 10h.  C’est le même traumatisme que la première victime qui a causé le décès.
-         Tu as une idée de l’arme utilisée ?  tu as retrouvé des indices ou des traces sur le premier corps ?

Carter jeta un œil dubitatif sur son interlocutrice.  Elle se demandait ce qu’elle voulait insinuer.  Puis elle tourna la tête vers le malheureux, avant de jeter ses yeux dans ceux de l’agent de Moffett Field.

-         Non, répondit-elle d’une voix perplexe.  Maintenant que tu m’en parles, je n’ai rien trouvé de tout cela.  Je me suis même demandé ce qui pouvait faire une coupure aussi nette.  J’ai hésité à faire mon rapport.  Il est toujours sur mon bureau.

Sunny Starr notait minutieusement ce que la légiste lui confiait.  Puis une idée lui vint à l’esprit.  Mais naturellement, elle n’avait pas de réseau ni d’accès à internet.  Quelle merde ce bled, se dit-elle en claquant son portable dans son sac.  Puis elle se tourna vers Brett Reed.

-         Ramène-moi au poste.  J’aimerai utiliser ton ordinateur.  Je pense savoir qui pourrait nous aider à éclaircir ce mystère.  Mais j’ai besoin d’une connexion internet pour cela.



Saint-Tropez, sud de la France.

Une immense bicoque nichée dans les collines de la ville où tous les peoples vont s’éclater l’été, une piscine à faire pâlir Laure Manaudou et du soleil 300 jours par ans, abritait Joshua Nash, qui, comme son nom ne l’indiquait pas, était franco-australien par son père.  Personne n’est parfait. 

Joshua Nash était né avec une cuillère dorée dans la bouche.  Riche de plus de trois milliards d’euros hérités de ses parents, le jeune homme avait lui aussi une passion pour le surnaturel.  Et il avait étudié l’histoire du dernier guillotiné de France, Hamida Djandoubi, condamné pour la torture et l’assassinat de sa compagne, Élizabeth Bousquet.   Il fût guillotiné le 10 septembre 1977 à la prison des Baumettes à Marseille.  Il fut le dernier exécuté de France.

Nash pensait à cette affaire, lorsqu’il avait été appelé il y a une dizaine de jours sur les lieux d’un crime qui allait le hanter quelques temps encore.  Un crime que la police criminelle avait classé dans les affaires paranormales.  Ils avaient alors tout simplement fait appel à Nash et à sa cousine, Virginie Fabre. 

Virginie Fabre était une jeune blonde à la chevelure bouclée d’environ 30 ans, qui était, comme son cousin, fan des phénomènes inexpliqués.  Dotée du don de pouvoir communiquer avec les morts, et de voir les esprits, elle avait évolué dans ce monde depuis son plus jeune âge.  Nash quant à lui, possédait également des dons uniques.  Comme par exemple lorsqu’il posait la main sur le front d’un mort, Il pouvait entrer dans son esprit et voir ce que la victime avait vu, ou se retrouver dans celui du son meurtrier.

Il appelait ça une malédiction, mais beaucoup de flics de la région donneraient leur vie pour avoir ce don et résoudre ainsi les meurtres beaucoup plus facilement.  Mais Nash n’était pas de ceux-là, non.  Bien au contraire.

Il étudiait les articles et les sites web consacrés à  Djandoubi.  Il avait la certitude qu’il n’était pas étranger à ces cinq morts retrouvés avec la tête parfaitement tranchée, sans la moindre ciselure ou autre saleté.  Un tranché bien net, façon chirurgicale qui aurait fait pareil si on avait coupé du beurre avec un fil.  Aucune entaille sur l’os.  Aucun fragment non plus d’ailleurs.  Il se demandait comment un fantôme avait pu faire ça.  Du travail d’orfèvre.

Il fut tiré de sa réflexion par Virginie Fabre, sa cousine, qui accourut dans le salon où il s’était affalé sur le canapé comme un gros nabab pour réfléchir.  Elle gesticulait devant lui, le téléphone fixe à la main.

-         C’est Moffett Field, au téléphone.  C’est Moffett Field, Joey.  Ils demandent à te parler.

Elle continuait à sautiller devant son cousin, faisant de grands gestes, comme pour prévenir une voiture au loin qu’il y avait un obstacle ou un danger.  Elle gesticulait, faisant devenir chèvre le jeune agent qui tentait d’attraper le téléphone.

-         Tu vas me passer ce putain de téléphone, à la fin oui ?  Hurla-t-il exaspéré.

Fabre fit une moue bien à elle et lui tendit le cornet, qu’il lui arracha des mains.  Il se racla la gorge et posa le combiné sur son oreille.

-         Nash. (il avait un ton blasé.)

À l’autre bout du fil, Sunny Starr ne répondit  pas tout de suite.  Elle se contenta dans un premier temps de toussoter, puis répondit enfin.

-         Sunny Starr, Moffett Field.  Je suis heureuse de vous avoir au téléphone, Monsieur Nash.
-         Que puis-je pour vous, Agent Starr ?
-         Vous pouvez m’appeler Sunny, vous savez.  Eh bien voilà…

Elle commença son laïus par le début, et la découverte du corps de Théodore Cooms près du lac d’Aurora dans le Maine.  La tête impeccablement tranchée et séparée du reste du corps.  Et deux jours plus tard, c'est-à-dire aujourd’hui, ils avaient un second cadavre, celui de John Pearce, dans son champ de maïs.

Elle dit quelques mots verts sur son idiot de partenaire, l’Agent Brett Reed, et conclut par : « Voilà.  Vous savez tout.  J’ai vu aux infos que des meurtres similaires avaient eues lieu chez vous, et je vous ai cherché sur internet. »  Nash répondit par : « Putain d’enfoiré de tunisien »  Sunny rétorqua : « pardon ? »  Nash se redressa, toussota et répondit : « Non, ce n’est pas pour vous que je dis ça. »  Sunny demanda : « Vous allez venir m’épauler dans cette enquête ?  Allez, dites oui.  Par pitié. »  Nash répondit : « Je serais là demain matin à la première heure. »

Sunny souffla et raccrocha.  Nash tendit le combiné à Fabre qui le regardait avec des yeux écarquillés.  Il se leva et lui fit de grands yeux, comme pour lui montrer à quel point elle avait l’air bête.

-         Prépares-toi, on part dans le Maine.  Il paraît qu’il fait doux là-bas en cette saison.
-         Quoi ?  Joey, attends… quoi ?











vendredi 14 février 2014

Joyeuse Saint-valentin ;-)

Pour fêter la Saint Valentin d'une manière un peu particulière, nous allons nous demander ce qu'un zombie pourrait offrir à sa dulcinée...  A votre avis ?


Je souhaite une excellente Saint-Valentin à tous les amoureux ;-)

jeudi 13 février 2014

Portrait

Bonjour à tous.

Mise à jours dans l'onglet portraits, avec l'ajout de nouvelles peintures.  Qu'en pensez-vous ?
Pour visionner la galerie, cliquez sur le le titre du billet ou sur l'onglet "Portraits."  Bonne visite ;-)

mercredi 12 février 2014

Zombie Diary


L’obésité est la maladie du siècle.  La malbouffe, les maladies des glandes typhoïdes et le stresse ne sont que quelques-uns des nombreux symptômes du mal. 
Imaginez qu’un scientifique invente un virus qui mange les graisses.  Mais après ?
Dans un monde alternatif, le Docteur Jameson Pearson, un scientifique en recherche pharmaceutique, crée le GENEX-10, un virus qui dévore les graisses, et promet une perte de poids sans arrêter de manger.  Mais les choses tournent mal.  Une fois que le virus a dévoré les graisses, il mute et s’attaque aux organes vitaux et migre ensuite vers le cerveau, provoquant une mort douloureuse.
Après la mort, le cerveau se réveille, réanimant le corps et mute l’hôte en mort-vivant.  Le cauchemar commence…
Edmond Sanders, chef de la police de Santa Barbara est vite submergé par les évènements.  Il fait alors appel à la Garde Nationale et à Moffett Field pour l’aider à trouver un moyen d’arrêter ce cauchemar et aider Antonia Kowalski, une virologue et Cameron Rourke, le frère de Sean, venu sauver sa petite amie.
Commence alors la lutte pour éliminer le virus…

 Vous pouvez télécharger les Ebooks en format PDF : Ici

Mise à jour

Bonjour à tous. 

Les mises à jours du blog sont en chantier.  Ajout d'onglets pour faciliter la lecture du blog et pour désengorger la page d'accueil.

Vous pouvez ainsi retrouver deux nouvelles peintures dans l'onglet "Portraits"  et les cinq premières phases de Zombie Diary que vous pouvez télécharger à l'unité ou en une seule fois, dans l'onglet "E book."

Prochainement, de nouvelles créations qui sont en cours de préparation.  Je vous souhaite un bon surf sur le nouveau blog de Jad-Créations.

mardi 11 février 2014

Bienvenue

Bienvenue sur le tout nouveau blog de Jad Créations.  
Vous retrouverez ici tous mes textes, mes peintures... bref, toutes mes créations.  En espérant que cela vous plaise.  N'ayez pas peur de laisser un commentaire. 
Bonne visite à tous.